04 novembre 2008
Les aventures du minuscules séducteur (2) : L'horreur tapie derrière l'écran.
Toute la journée, j'avais passé mon temps à l'appeler. Et tout sonnait dans le vide.
Un peu vexé, j'attends quelques jours pour la rapeller. Elle me répond dès la deuxième sonnerie.
"Je suis désolé pour l'autre jour. T'as eu mon mail?
- Heu...." dis-je d'une voix hésitante.
J'avais tout cherché pour les moyens de la contacter (msn, le téléphone portable, essayer de voir à la B.U. voir si elle s'y trouvait) et je n'ai même pas le moyen le plus simple pour un type qui passe son temps sur le net : les mails. En fait, je rechignais déjà à aller voir ma boite principale, qui ne m'annonçait jamais de bonnes nouvelles, mais, de plus, celle sur laquelle elle m'avait envoyé des messages était une boite-poubelle, boite qui me sert d'adresse msn, mais dont je ne relève jamais le courrier, par flemme de vider les 100 spams idiots par jours qui s'entassent dedans.
Je vais sur mon compte et m'aperçoit qu'à cause des spams intensifs, ma boite au lettres est pleine à 99% et que je ne peut plus recevoir de mail. Jamais je ne pourrais le lire.
Je décide de remédier cela et de prendre le problème à la racine et de régler Thunderbird pour qu'il me reconnecte à ma boite mail.... mais en faisant cela, je découvre que j'avais ma troisième adresse e-mail, que je pensais fermée à jamais et qui fonctionnait encore. Sur celle-ci, entre la lettre d'une ex, se trouvait de nombreux mails que des gens m'avaient envoyés, avec des photos d'objets ou des textes, afin que je remette à jour un site dont je pensais ne plus m'occuper. Tout ces espoirs de gens qui m'ont envoyé des mails en pensant communiquer avec moi, et qui se sont installé dans le grand oublie du net pendant 6 mois.
Bref, me sentant coupable tout à coup, je vais décider de répondre à leur attente.... ceci dit, j'ai plus de 174 mails à décortiquer....
.... je sens que ça me prendre un temps dingue!
24 octobre 2008
Les aventures du minuscule séducteur (1)
Je publie enfin mes "notes" de ce que j'écris dans le bus...
Je repars dans les rues, le sourire au lèvre. Je viens d'obtenir son numéro.
Tout s'est passé comme il faut, suivant les mécaniques apprises des expériences précédentes : la rencontre, quelques discussions au fur et à mesure des jours, et à la toute fin lorsque l'on sait qu'on ne va pas la revoir, lui proposer de prendre un pot et demander son numéro.
Le tout est devenu une mécanique, chez moi, une sorte de programme qui fait que finalement, je repars avec le numéro d'une jeune fille. Même si cette étape ne veut rien dire du tout (les lapins, les faux numéros, les errances du calendrier, du répondeur téléphonique) à une époque, avoir un numéro représentait quelque chose d'énorme.
Avant, je pensais que les filles n'aimaient pas qu'on les drague, que pour me distinguer, il fallait que je reste moi-même, que si je me montrait sous un jour différent, inattendu, j'attirerais l'attention sur le fait que je suis différent, et par conséquent, intéressant.
Bullshit! En étant différent, au mieux je passais pour un geek, au pire pour un raleur. Je n'attirais pas l'attention mais au contraire favorisait l'éloignement. Entretemps, d'autres prétendants me ravissaient les filles, et au final, lorsque certaines ont compris que j'étais quelqu'un de bien, c'était trop tard, il n'y avait rien qui les intéressait amoureusement en moi.
Tout le monde aime qu'on soit gentil avec lui, les gens aiment qu'on les complimente, qu'on parle avec eux, qu'on les trouve intéressant. C'était la première étape que j'ai dû accepter: charmer, c'était forcément complimenter, rapporter l'autre à soi, se montrer comme quelqu'un de bien immédiatement.
Après, il a fallut du temps pour que j'apprennes tout ces codes, afin de ne pas passer pour un relou, ni passer pour un être froid. Connaitre le temps qu'il faut consacrer à quelqu'un, savoir ce qu'il faut dire, les traits d'humours qu'il faut éviter. Et c'est dur.
Il a fallut aussi du temps pour que j'apprivoise ma peur et ma timidité. Du temps pour apprendre à bavarder, apprendre à parler sans bafouiller, sans avoir l'impression de remplir un blanc. Savoir ne pas être trop insidueux, savoir mettre en confiance. Du temps pour apprendre à aborder les gens sans qu'ils se sentent agressés.
Du temps pour que je comprenne les atouts que j'ai en main, du temps pour apprendre à les maitriser et à les abattre, du temps pour oser les abattre, du temps pour m'estimer moi-même, pour me considérer comme quelqu'un de bien, et donc réussir à me donner le naturel necessaire pour le faire.
Du temps pour apprendre de mes erreurs, pour les analyser. Et même maintenant, nombreuses sont les gaffes que je fait toujours.
Un temps tellement long que j'aurais pu échouer avant, périr, sombrer, mais j'ai réussi à devenir quelqu'un qui pouvait séduire. Ca aurait pu être trop tard, mais j'ai cet autre atout qui fait que le temps ne se marque pas sur mon visage.
Et je compte bien enfin utiliser ces atouts pour trouver le bonheur!
15 octobre 2008
Note sans aucun interêt
J'avais voulut faire une note, sur la crise, mais finalement, j'ai plus le temps, ni l'envie de le faire... et une partie de ce que je voulais dire à été dit par d'autres mais en mieux, ou je l'ai dit, mais ailleurs. Donc, il me reste plus que les images, que je publie, même si, finalement, c'est plus trop exact.
Magritte :
UMP:
Bon, demain, je me mets enfin à faire revivre ce blog, et je publierais, promis une note issues du carnet que j'écris dans le bus!!
12 octobre 2008
De retour?
OUF!!! Enfin internet, fixe, depuis mon nouveau bureau, et qui marche BIEN!! (On croise les doigts, on croise les doigts!!)
Bon, s'il y a encore des survivants qui me lisent, j'ai écris quelques textes dans le bus, que je comptais peut-être mettre en ligne sur ce blog. (J'ai plus de caméra, donc, l'époque vidéo est révolue!!)
24 septembre 2008
Mad Dog aime les gens 3
Ha oui, au fait, j'ai mis ça sur Dailymotion depuis une semaine...
En même que c'est peut-être un des derniers.
Mad dog aime les gens 3
envoyé par Le_Mad_dog
Sinon, c'est vrai que je poste peu, mais mis à part certains amis qui me connaissent bien et qui peuvent avoir des nouvelles de moi autrement (Ma soeur, Armelle et David, Guigui, Ardéa, et d'autres...) peu sont ceux qui connaissent l'existence de ce blog. ... tant mieux....
03 septembre 2008
Hé hop!!
Et voilà, l'article "Comment ne pas déprimer à Emmaüs" à été voté au Best Of de la désencyclopédie....

Ca fait bizarre, car lorsque je vois les votes pour les best of en interne (où je participe aussi) les engueulades fusent, les gens ont des réticences, il y a souvent parfois des engueulades pour savoir "ce qui est drole ou pas" (non, mais sincèrement.)
Et là, j'ai eu 5 voix POUR, pas de CONTRE, pas de BLANC.... Donc, quasiment un vote à l'unanimité!
Même si je sais que j'ai fait du bon boulot sur cet article, j'ai moi même du mal à réaliser lorsque les gens me disent que c'est "un excellent article" ou "Très amusant, très introspectif, et de franches marrades." J'ai dû mal à réaliser que c'est de moi qu'on parle. Lorsque Tiennos dit "cet article arrive à me faire rire et à me déprimer en même temps, c'est très fort !" je me dit "ho, j'aimerais bien que l'on parle de quelque chose que j'ai écris comme ça" et je me rends compte que C'EST quelque chose que j'ai écris dont on parle.
J'ai du mal à réaliser. J'ai tenté de relire deux fois, et je n'y arrive pas. Ca ne me fait plus rire, car ayant écrit tout les gags les ayant remachés encore et encore, je ne sais même plus ce qui est censé être drole dans mon texte!
En tout cas, ça fait plaisir!!
01 septembre 2008
Si ça c'est pas la classe...
Vous vous souvenez, il y a un mois, j'écrivais un début d'article sur Charlie Hebdo et je me suis dit, "tiens et si je me chargeais d'en écrire une version délirante et de la mettre sur la DÉsencyclopédie."
Et bien, j'ai recommencé par deux fois et, rapidement ce qui devait arriver arriva :
Je vous invite donc à voir :
Comment ne pas déprimer à Emmaüs ?
Sinon, sur pression de mes proches, je vais sans doute recommencer Mad_Dog aime les gens. Oui, après un mois et demi à rien glandé (alors que tout un tas de vidéos s'entassent sur mon ordi!!) Ceci dit, comme je bosse maintenant (hé oui) j'ai moins de temps (et surtout le reste du temps est englouti à écrire des conneries sur le net et à jouer à Animal Crossing!!)
A plus tard
17 août 2008
TROUILLARD!!!!
En postant sur Nanarland tout de suite, je me suis rendu compte que j'avais un Coming Out qui n'était pas sortit, et qui pourtant pourrait étonner de la part d'un des fondateurs de BD Trash :
Je ne supporte pas le gore.
Oui, oui, c'est bel et bien la même personne qui envoit des posts de Gozzo à tire-la-rigaud, qui balance des "IL LE FOOO" à chaque scénario de malade dont il entend parler (enlevement d'extraterrestre avec coupages de nichons, monstres drogués qui font pousser des tentacules partout, etc...) , et qui a fait "bof, c'est que ça?" après sa première lecture de Chirurgie Esthétique, qui dit ça.
Je ne supporte pas le gore "sérieux". Les délires sur Bdtrash ne sont finalement que des dessins plus ou moins biens foutus, et le recul qu'on a en lisant ce genre de bd fait que ça me fait sérieusement marrer. Pareil pour Brain Dead, que j'ai vu une fois mais qui a réussi à surpasser mon dégout initial car celui-ci était noyé par mes éclats de rires. (Le fait de l'avoir vu avec une quinzaine de personne y a joué.)
Par contre, en dehors de ça, tout ce qui est gore dans un film me fait flipper, et ce, depuis la fois où je suis sortit de "Cube" au bout de 15 minutes (et pourtant j'avais payé ma place) : l'homme découpé en patate cube, puis celui qui s'est fait acider la gueule m'a sérieusement fait flipper, je ne POUVAIS plus voir ça. Pareil, des passages gores de certains films "soft" sont capable de me hanter longtemps : le bras du camé à la fin de Requiem For A Dream, l'homme qui a une tête encastré dans un meuble dans Lost Highway (par contre, j'ai involontairement fait hurler un groupe de jeunes polonaises avec cette scène) l'homme qui se fait découper par un ascenseur dans un épisode de Six Feet Under (ha, merde, c'était du suggéré, mais du bon...)
Du coup, j'ai une liste de films que je sais que je ne verrais pas : Doberman, Irreversible, Orange Mécanique, Battle Royale, Tetsuo, Teeth, Scanners (quasiment tout les Cronenbergs avant "eXistenZ" en fait) et tout un tas d'autres trucs. (A chaque fois que je regarde Kill Bill, je fais EXPRES de prétexter une pause pipi, pause sandwich, pause téléphone ou autre, lors de la scène où elle arrache la langue d'un mec avec ses dents. Et j'ai quelques exemples de scènes de film que j'évite soigneusement de revoir.)
Après, deuxième coming out, je suis un froussard né.
Je suis surement une petite nature, une petite chatte, mais je m'en fou : OUI, j'ai peur facilement! Oui, lorsqu'un connard fait semblant de me balancer son poing dans la gueule, je cligne des yeux (et je m'en branle qu'on fasse après "il a peur des moooucheuuu") Mon enfance n'a été qu'un passage progressif d'une peur à une autre (ou en simultanée) :
- La peur des masques.
- La peur de Skelletor dans Musclor.
- La peur de Leguman
- La peur du noir
- La peur des marionnettes en latex pour la pub pour la carte kiwi.
- La peur de recroiser cette fille du collège qui n'avait pas de sourcils. (Son visage à hanté bien des peurs enfantines.)
- La peur de cette publicité où un Yeti attaque des gens.
- La peur du disque de Kim Crimson qui se trouve dans l'étagère de mes parents.
(Oui, ça à l'air ridicule d'avoir peur de ça... mais faut que vous sachiez que le disque que j'avais tenu dans mes mains était un 33 tours, et que grosso-modo, ça fait la même taille que la tête d'un enfant de 11 ans. )
- La peur de Ca! (Le monstre de Stephen King dont la simple bande-annonce m'a foutu des années de trouille dans le noir)
Puis, avec le lycée, je n'ai dévelloppé finalement que la peur d'être impopulaire, la peur de me faire casser la gueule par les autres, la peur de finir puceau, et la peur de devenir un raté. Bref, que des peurs que certains qui me lisent ont parfois encore (ouf, j'en ai surmonté une partie.)
Ah oui, entre 2001 et 2002, j'ai eu aussi une peur "qu'un avion s'écrase sur l'immeuble dans lequel je me trouve" mais je pense que pas mal de gens ont eu cette vision leur traverser l'esprit.
Du reste, malgré ma fierté de mâââle, et mon envie de devenir quelqu'un de meilleur, et de sûr du monde qui l'entoure (je me balade la nuit sans plus rien craindre, je fais du stop à tout bout de champ, j'arrête pas d'accorder ma confiance au premier venu) je suis quelqu'un de toujours assez peureux dans l'instinct : je sursaute comme un malade. Devant le film Gothica, c'était terrible, j'arrêtais pas (saloperie de Kassovitch) alors que ce film n'a rien de franchement effrayant. Il m'arrive même de sursauter pour des raisons complètement triviales : je suis perdu dans mes pensées, quelqu'un vient me voir et m'aborde par un angle un peu mort : je sursaute. Quelqu'un vient me causer alors que je me pensais seul, je sursaute. Une forme bizarre dans ma chambre (composé dans 100% des cas à une pile de linge qui ressemble vaguement à un être humain) : je sursaute!
Sans parler de films comme "The Ring" ou "Ju On" (la version originale de "The Grudge") qui m'ont laissés totalement parano pendant la semaine où j'ai suivis leur visionnage.
Pathétique? Même pas digne d'être sur Bdtrash? ... Je m'en fous, j'ai les clés de la boite!
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08 août 2008
Tiens, allez hop
Finalement, j'ai fait un texte intitulé "Charlie Hebdo" pour la Désencyclopédie.
Et j'ai tellement bien aimé que je vais recommencer, du coup. Je vous ferait signe si j'en pond un!!
30 juillet 2008
Siné/Val : Mon avis sur les gaucher contrarié
A l'heure où (vacances oblige, Sarkozy même pas visible dans les médias) tout les blogs parlent de l'affaire de Siné contre Val (ou l'inverse) je vais m'y mettre aussi (il y a pas de raison? Ha si, personne ne me lis) en remettant franchement l'affaire et ses innombrables ramifications (on revient même sur des propos bourrés que Siné aurait tenu en 80) sur le point de vue d'Internet. (Seule machine à polémiquer d'une France en vacances, et véritable machine à débattre...) Et puis, j'arrêterais de faire des parenthèses (aussi!)
Introduction que je ferais mieux de vendre à la Désencyclopédie :
Bon, quitte à remonter aussi loin, on peut imputer la faute à cette même personne. Mais si, vous savez, celui par qui tout commence et qui est le bouc-émissaire de tout. Celui auquel on amène la faute et qui à tort quoi qu'il pense. Vous ne voyez pas? Mais c'est pourtant évident, voyons... tout ça c'est la faute à Charlie Brown!
C'est encore à cause de ce petit con. En 1969, la racaille communiste à été chassé des rues parisienne qu'elle occupait au printemps dernier, il était temps que les américains lancent en france une grande frénésie d'achat et permette enfin à ces semi-bolcheviks d'acheter un des produits phare de la culture américaine : les chaussettes à l'éfigie de Snoopy. Mais une étude de marché prouva par A+B que la vente de chaussettes Snoopy ne pourrait pas se faire car les français ne connaissaient absolument pas Snoopy vu qu'ils n'avaient pas lu "Peanuts."
C'est dans le but de faire lire les aventures de Charlie Brown et des Peanuts qu'à été créé Charlie Mensuel, (par Le Prof Choron et Delfeil de Ton) puis de faire Charlie Hebdo (parChoron, Cavanna et une partie de la rédac de Hara-Kiri pourchassé par la censure.) Le titre est mort en 1982 et s'est fait racheté par Philippe Val et une partie de l'équipe de "La Grosse Bertha" qui à ce moment là était chassé par Choron.
Comme chasser des gens semblait une tradition assez marrante, Philippe Val décida de chasser à son tour un chroniqueur de temps en temps : Après Lefred-Thouron en 1996, ou Frédéric H. Fajardie c'est au tour de Siné cette année. En fait, Val avait projeté entretemps de virer bien d'autres chroniqueur comme Sfar, Renaud, Patrick Font ou Gébé, mais ils se sont défilés avec des pretexte idiots comme : "En fait, je trouve plus rien de drole à écrire dans ton journal" "Je suis devenu alcoolique" "Je suis en prison pour pédophilie" et "Je suis mort".
Philippe Val et le club des gauchers contrariés :
Moi et mon coloc' on avait pour habitude d'acheter le Charlie Hebdo toute les semaines, un mois c'est lui qui payait, l'autre mois c'était moi. Si l'on aimait bien lire les articles de font, il y avait deux chroniques que je lisais tout en sachant que je ne serais pas d'accord à 100% avec l'auteur et que j'allais un peu pester : la première c'est celle de Siné, le provocateur, l'autre c'est l'édito de Philippe Val. Elgan avait une expression intéressante pour le fustiger : "C'est le genre de type de gauche qui tape plus sur l'extrême gauche qu'il ne tape sur la droite."
Et c'est vrai, qu'un des gros problèmes de la gauche française, c'est (à mon avis) le fait d'avoir des gens "de gauche" qui sont au mieux socialo-centristes et au pire de droite (mais sans le savoir) et qui, au lieu de faire front contre la Droite, préfère se retourner et taper sur la gauche-de-la-gauche. Ce qui est totalement improductif, et permet, pendant ce temps là, à la droite de ne pas trop essuyer de critiques.
Et depuis le début de cette affaire, de voir que les gens qui soutiennent Philippe Val ont tous ce point commun de se dire de gauche, mais d'avoir passé énormement de temps à taper sur l'extrême gauche : BHL (L'Elizabeth Tessier de la critique politique) Laurent Joffrin, Askolovitch, etc... Appellons-les "Les Gauchers Contrariés" : ils se disent à gauche, mais ils écrivent avec leur main droite.
Et d'ailleurs, à taper sur l'extrême gauche, ils ont trouvés L'ARGUMENT DEBILE (que la droite s'est empressé de leur piquer) pour étayer leur propos : Les gens d'extrême gauche sont tellement "extrême" qu'ils finissent par devenir d'extrême droite. Ou "Le nouvel anti-racisme est un nouveau antisémitisme."
Pour un Dieudonné ou un Soral qui sont vraiment antisémites, ils vont utiliser les arguments les plus débiles pour traiter d'antisémite n'importe qui : Bourdieu, Alain Badiou,
Tout ces gens ont un point commun : Ils parlent librement dans la presse, soit parce qu'ils possèdent un journal (Joffrin, Val) soit parce qu'ils sont super potos avec les journalistes (B.H.L.)
Face à eux : NOUS!
Car, à s'écouter penser, ils n'aiment pas trop l'intrusion de gens qui ne pensent pas comme eux dans leur giron. (D'où l'éviction de Siné l'extremiste anarchiste.) Et par conséquent, ils n'aiment pas tout ce qui représente une source de décorticage des médias (les bagarres de mots entre Val et Acrimed ou le Plan B se terminent toujours par un Val perdant) et ils n'aiment pas que des gens plus intelligents qu'eux, sur internet les contredisent. D'où souvent l'argument que "Internet de toute façon, ça n'est que des ragots" ou que "c'est la porte ouverte aux insultes."
Et ça leur permet de se poser en grand penseur tout en débitant des âneries sur le compte des adversaires du camp d'en face. Aneries qui sont souvent aussitot prouvés comme fausse sur internet (mais ne lisant pas internet, ils se croient dans leur bon droit.) L'une des pires, c'est celle de Joffrin, qui estime que les gens qui soutiennent Siné sur internet sont les "les bataillons quelque peu cacochymes de l'extrême-gauche "antisioniste"" Un examen rapide des noms des pétitionnaires (Bedos, Geluck, Onfray, etc...) lui permettrait de voir que c'est faux. Mais, il s'en fout, personne ne le contredira.
Bref, de la mauvaise foi, des contre-vérités qui rappellent la façon de faire de la Droite Sarkoziste, ses journaux et ses députés. ("Si les français ont votés contre nous, c'est parce qu'ils veulent qu'on continue nos réformes encore plus vite!!")
Leur faiblesse : La lenteur du papier le fait prendre du retard sur le débat. Aujourd'hui Val s'explique pour l'affaire Siné sans que ses explications n'apportent quoi-que-ce soit : on les connaissait déjà, on devinait déjà l'excuse parmis les centaines de papiers publiés à droite et à gauche, et d'ailleurs, le débat se situe ailleurs depuis longtemps : il n'a même pas à republier une nouvelle chronique la semaine prochaine : tout ses arguments sont DEJA à l'eau.
Leur force : Ils sont beaucoup plus lus que vous et moi. Ils sont invités sur les plateaux télés, les radios pour parler. Manque de pot pour eux, l'affaire enfle car beaucoup d'emissions de débats sont en vacances et le buzz ne passe plus que par le net, et il enfle!
D'ailleurs, tout les internautes ne sont pas du camp de Siné. Guy Birenbaum se pose en observateur, ne commentant que les dérapages idiomatiques d'un Val ou d'un Joffrin. (Même si l'édito de Val sur le net l'a bien énervé, et on le comprend.) De même pour Daniel Schneidermann se garde bien de prendre parti, et de rapporter que s'il n'y avait pas la personnalité de Siné derrière, ses propos aurait pris tout autre consistance. De même pour Val n'est pas une cible "importante" il y a des gens bien pires à brocarder.
C'est vrai. Même si je me dit que débarasser du petit club des penseurs dont je brocardais les erreurs ci-dessus, on aura quand même moins de batons dans les roues pour se battre contre le véritable ennemi : la droite sarkozistes et sa volonté plus ou moins affiché de détruire toute forme de résistance.



