Bon, j'inaugure une série de Top 10 autour des épisodes classiques de Doctor Who. En effet, les 50 ans de la série approchent à grand pas et la saison 7 s'étant fini il y a quelques semaines, certains pourraient être tentés de se refaire d'ancien épisodes. Cool.

Mais par où commencer ? Se farcir les 700 épisodes de 25 minutes, c'est beaucoup. Prendre des épisodes selon les listes des "meilleurs épisodes des classiques" permet d'avoir une vision assez parcelée de la série : on ne voit que les épisodes excellents, sans trop comprendre la continuité et voir comment la série à évoluée durant ses 26 premières années.

Le mieux serait de s'attarder sur chaque Docteur, en voir une poignée d'épisodes marquant et c'est le but de ce Top 10. Si jamais, la curiosité (et le temps) vous pousse à regarder des épisodes avec William Hartnell, voici ceux qu'il faut voir et mon avis là dessus.

Cet article est décroissant, car sinon, c'est pas drôle.

Numéro 10 :  The Daleks (aka The Dead Planet.)

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Résumé de l'épisode: Le Docteur, Susan, Ian et Barbara atterissent sur la planète Skaro où tout semble mort. Bientôt ils se retrouvent dans un conflit entre les paisibles Thals, pacifiques et champêtres et les atroces Daleks, des mutants industrialisés ayant perdu leur corps.

Ce qui est intéressant :
C'est le premier épisode où les Daleks apparaissent.

Ce qui peut frainer : L'épisode est chiant comme la mort et les Daleks sont ridicules.

Mon explication : Je m'oblige à le mettre sur la liste car c'est le "premier épisode avec des Daleks" mais dans l'ensemble j'aime pas trop cet épisode : il est chiant et l'intrigue à été totalement délayée sur les 7 épisodes de manière totalement artificielle : les héros échappent aux Daleks après les 4 premiers épisodes mais sont obligés d'y retourner parce qu'ils ont oublié un truc là bas. On a d'ailleurs un passage atrocement long consacré aux efforts des personnages pour sauter au dessus d'un ravin (ça dure bien 10 minutes.) De plus les Thals sont des hippies idiots et le Docteur n'a pas sa personnalité future (il trahit son équipe, il explique aux Thals que c'est bien de se battre, il est près à vendre le TARDIS aux Daleks, etc...) Pire, je soupçonne ce script d'être un vague repompage de "la machine à voyager dans le temps" D'HG Wells. Les Daleks aussi ne sont pas au point et complètement décevant : ils font des prisonniers, ils roulent à l'électricité statique et il suffit de se jeter sur eux ou de les taper avec une barre de fer pour les mettre K.O. Des ennemis de pacotilles qui ne semblent méchant que face à des Thals totalement mous.

Bref, un épisode qui a salement vieilli et dont je suis assez sidéré par la popularité, étant donné qu'on le retrouve très souvent dans les listes de fans comme l'un des meilleurs épisode de Doctor Who.


Numéro 9 :  An Unearthly Child

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An Unearthly Child

Résumé de l'épisode: Deux professeurs du collège, Ian et Barbara suivent leur jeune élève, Susan Foreman, dont le comportement semble totalement étrange. Ils rentrent par erreur dans le vaisseau de son étrange grand père, le Docteur.

Ce qui est intéressant :
C'est le premier épisode de Doctor Who. LE TOUT PREMIER. Le téléfilm prévu pour novembre retracera les coulisses de cet épisode.

Ce qui peut frainer : Passé la première partie, l'épisode devient franchement nul et totalement grotesque.

Mon explication : La première partie est géniale : l'introduction du Docteur est vraiment soignée et haletante, les personnages de Barbara et Ian sont attachants, le mystère autour de Susan intéressant. Bon, William Hartnell n'avait pas encore bien défini le personnage, mais pour un premier épisode de série c'était vraiment bon. A noter qu'il a fallut deux tournages pour bien réussir ce pilote, et que dans le premier, le Docteur révèlait qu'il venait de la Terre au XXV ième siècle et qui a été viré lors du second tournage afin de laisser plus de mystére autour du personnage.

Car il faut savoir qu'au départ, le Docteur était un personnage mystérieux aussi bien pour les spectateurs que pour les auteurs : Pour les scénaristes, le Docteur était un extra-terrestre qui voyage dans le temps et l'espace avec sa petite fille. Point. Sa race, sa planète d'origine, son époque d'origine, les raisons de ses voyages, de son départ, du fait que le Docteur ne retourne pas chez lui, du fait que le Docteur ne sache pas vraiment où il va : tout cela était laissé à la charge des scénaristes. A eux de combler les trous si besoin est, et il faudra attendre la fin de la 6eme saison avant que certains d'entre eux ne se décident à donner une explication au personnage et à inventer la race des "seigneurs du temps."

Hormis une première partie réussie, les trois autres parties sont nulles et beaucoup de gens ont dû l'oublier. Même moi, j'ai du mal face à ces comédiens pauvrement déguisés en homme préhistoriques qui s'engueulent pour savoir s'ils doivent refaire du feu ou pas. On se mélange dans les personnages, l'intrigue est stupide et ennuyeuse.

Pire que ça, le personnage du Docteur n'a rien à voir avec celui qu'on connaîtra dans le futur. Je  ne parle même pas du personnage incarné par les autres acteurs, mais bel et bien du 1er Docteur. Le bon vieillard, facetieux et astucieux y est dépeint dans ces épisodes comme un grincheux, égoïste et proche d'un Picsou voyageant dans le temps : Dans une des scènes, il propose de laisser un homme des cavernes mourir parce que "cela va nous retarder." Rétroactivement, c'est aussi choquant que de voir James Bond dire qu'il est dégoûté par les femmes.

Bref, je n'étonnerais personne en vous disant que la première partie n'a pas été écrite par la même personne que les trois autres. Dommage, sinon, il aurait été en tête du classement.

Numéro 8 :  The Sensorites

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Résumé de l'épisode: Le Docteur et ses compagnons se retrouvent dans un vaisseau extra-terrestres qui semble avoir été bloqué par des créatures étranges du nom de Sensorites.

Ce qui est intéressant :
C'est une histoire d'extra-terrestres pas trop conne. Le soin apporté aux décors. Le rôle de Susan.

Ce qui peut frainer : Il ne se passe rien durant la première partie. Certains éléments totalement stupides.

Mon explication : Certains détestent cet épisode, notamment le fait qu'il dépeigne des extra-terrestres assez idiots pour se tromper entre eux si l'un d'entre eux échange son écharpe. A vrai dire, c'est vrai qu'il est un poil long (comme tout les épisodes de la première saison, les scénaristes devaient sûrement délayer des épisodes de 4 parties pour en faire 6.)

Mais ça reste un épisode que je trouve profondément intelligent avec pour la première fois dans la série, une tonalité grise : les extra-terrestres ne sont pas tous des salauds et ont leurs problèmes en interne, de même que certains humains réussissent à pourrir la situation en agissant par la peur. De plus, l'équipe a tenté à l'époque de faire tout un effort sur le décors, quant aux aliens ils ont une forme assez étrange et étonnante qui retrouvera rarement dans la série.

C'est aussi l'un des rares épisodes où Susan est utilisé de façon intéressante. En effet, si celle-ci a beau être la petite fille du Docteur, les scénaristes n'y voient qu'une adolescente perdue dans le vaisseau et lui donnerons le rôle de "crieuse de service" ou de "boulet qui se met toujours dans des situations pas possible" et l'actrice finira par partir au bout d'un an, lassée d'être cantonnée à ce rôle. Dommage, car durant cet épisode, son côté "extra-terrestre" est enfin mis en valeur et celle-ci offre pour la première fois de la série une description de la planète Gallifrey (sans la nommer.)

Ha et un détail qui m'amuse sur cet épisode : on ne sait rien du scénariste : ni pourquoi il a bossé pour Doctor Who, ni ce qu'il a fait auparavant, ni ce qu'il fera après. Une énigme.

Numéro 7 :  The War Machines

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Résumé de l'épisode: Le Docteur et Dodo arrivent dans le Londres des années 60. Intéressé par WOTAN, un ordinateur pouvant connecter tout les ordinateurs à travers le monde (science fiction whaaa) le Docteur décide d'observer les éléments, tandis que Dodo fait la connaissance de Polly, une jeune secrétaire attachée au projet WOTAN et de Ben, un militaire en permission.

Ce qui est intéressant :
C'est l'un des premier épisode de Doctor Who dans un élément contemporain. L'histoire se suit agréablement.

Ce qui peut frainer : Des histoires d'hypnoses un peu "con-con." Dodo jetée à la poubelle.

Mon explication :  Il s'agit du premier épisode (avec peut-être Planet of the Giants) qui met le Docteur dans l'Angleterre contemporaine. Une idée qui sera quasiment une habitude pour les autres Docteurs, mais qui ne s'était pas faite durant les 3 saisons (parce que "c'est de la science fiction, patate") mais qui fut expérimenté par le nouveau producteur, Innes Lloyd. Celui-ci voulait faire de Doctor Who une série plus "crédible" et avait engagé un conseiller scientifique en la personne de Kit Pedler, nouveau venu dans le pool de scénaristes.

Et pour un coup d'essai, c'est plutôt un coup réussi. Si la série alignera de plus en plus d'épisodes "contemporains" jusqu'à ne plus faire que ça durant la saison 7, à ce moment là, l'idée était bien venu. Si je ne suis pas très très fan de l'hypnose, certains passages de cet épisode sont plutôt intéressants et l'idée d'avoir un ennemi ordinateur nous change un peu des aliens de la semaine. Ben et Polly sont assez sympathique, même si c'est au dépend de la pauvre Dodo, éjectée de la série de la pire façon qui soit (elle est partie se reposer à la campagne et ne reviendra plus parce qu'Innes Lloyd a décidé de rompre le contrat de l'actrice et de faire de Ben et Polly les nouveaux compagnons.)

Ha, et le cliffhanger de la fin de la troisième partie avec William Hartnell seul face à la machine est assez magnifique (cf photo). On sent qu'il possédait le personnage et une force puissante malgré son âge et l'avancée de la maladie.

Numéro 6 :  The Chase

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The Chase Doctor Who

Résumé de l'épisode: Les Daleks ont enfin mis la main sur la technologie permettant de voyager dans le temps et l'espace et ils décident alors de poursuivre le Docteur et ses compagnons à travers le temps et l'espace.

Ce qui est intéressant :
C'est un épisode dynamique, fourre-tout tour à tour aventureux et comique. Il marque le départ de Ian et Barbara. On y voit les Beatles.

Ce qui peut frainer : C'est un épisode fourre-tout et certains passages (la maison hantée, le robot-Docteur) sont au delà du ridicule.

Mon explication :  Un épisode un peu fourre-tout, mais il met pour la première fois les Daleks dans un contexte comique et au final c'est assez jouissif. C'est aussi un assez bon départ pour Ian et Barbara et un bonne introduction du personnage de Steven (plus loufoque qu'il ne le sera après...) Mais surtout, c'est un épisode dynamique, qui n'hésite pas à s'amuser avec les bonds temporels et qui reste un ovni pour une série où certains épisodes au contraire avaient tendance à durer looooongtemps. Ok, on trouve une partie totalement foireuse au milieu de l'épisode où les Daleks se battent contre la créature de Frankenstein, et le robot-Docteur ressemble absolument pas à William Hartnell mais je l'inclus aussi dans le joyeux bordel que se doit être l'épisode. Idem pour les Méchonoïds, mais leur forme et leur bruit en faisait des monstres originaux.

De plus, pour tout fan hardcore des [b]Beatles[/b] cet épisode contient le seul extrait de "top of the pops" qui ai été sauvegardé. A l'origine, les Beatles devait jouer leur propre rôle, agés en train de chanter leur classiques devant une foule immense, mais Brian Epstein s'y était opposé : les Beatles étaient déjà trop occupé à la tournée promotionnelle de "Ticket to Ride". DOMMAGE.

Numéro 5 :  The Romans

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Doctor Who The Romans

Résumé de l'épisode: Le Docteur, Ian, Barbara et Vicki décident de prendre des vacances dans une villa déserte de l'Empire romain de l'Antiquité. Pendant que le Docteur et Vicki décident de visiter Rome, Ian et Barbara vont se retrouver en proie à des esclavagistes.

Ce qui est intéressant :
C'est un épisode à la fois historique, aventureux et comique.

Ce qui peut frainer : Néron est relou. Ian et Barbara s'en sortent grâce à de gros Deus Ex Machinae.

Mon explication : Difficile de parler de la période Hartnell sans aborder les épisodes à vocation "historiques" même si, rétrospectivement, ce sont les plus haïs des fans. En effet, au lancement de la série, Sydney Newman voulait faire de Doctor Who une série mi-science fiction, mi-éducative. Ainsi, de nombreux épisodes furent créés qui devait évoquer l'Histoire sous ses formes diverses. Ainsi, le Docteur et ses compagnons étaient témoins de la civilisation aztéque, du massacre de la St Barthélémy, des guerres de croisades ou de la Révolution Française.

Le problème, c'est que ces épisodes faisaient aussi chier les spectateurs que les scénaristes et qu'on avait du mal à s'imaginer que des gens qui ont affrontés les Daleks la semaine dernière se retrouvent désemparé face à des paysans avec fourches. Les épisodes historiques en soit n'étaient pas "mauvais", ils ressemblaient plus à ces pièces de théâtre filmés dans lesquelles se mélait tant bien que mal le Docteur et ses compagnons. Le concept fini par être progressivement abandonné pour s'arrêter en saison 4.

Bref, celui là est plutôt cours et décide d'aborder la contrainte historique sous l'angle de la comédie (même si on peut trouver Neron lourdingue à force...) Du reste, il réussit bien son cahier des charges : parler d'une période historique, avoir de l'aventure (Ian et Barbara enchaînent les merdes quand même) et avoir de l'humour (grâce au Docteur.) Parfait.

Numéro 4 :  The Daleks Master Plan

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The Dalek Master Plan

Résumé de l'épisode: Les Daleks décident de s'allier avec les dirigeants de plusieurs races extra-terrestres afin de mettre sur le point une machine capable de détruire le temps lui-même.

Ce qui est intéressant :
C'est un épisode d'anthologie : 13 parties, des extra-terrestres en pagaille, des rebondissements, des Daleks, des fourbes, des compagnons qui décèdent. Et Sara Kingdom. Cest de la FOLIE !!

Ce qui peut frainer : C'est un épisode reconstitué. L'épisode de Noël est très con.

Mon explication : Dans les années 70, la BBC fit une énorme connerie, destinée à lui faire gagner de l'argent mais qui se révèlera avec le temps totalement préjudiciable : Effacer les anciennes cassettes vidéos pour réenregistrer par dessus. Sur ces cassettes se trouvaient normalement des choses "totalement dispensables" mais au final dans le lot, la BBC effacera des extraits du journal télévisé, des vidéos d'enregistrements lunaires, des enregistrements des Beatles (voir plus haut) ou des Whos, ainsi que des épisodes de Doctor Who. Au final, sur les 700 épisodes de la série près d'une centaine ont été perdus et cet épisode en fait partie. Au final, la BBC dépensera des fortunes afin de retrouver des bobines d'époque et tenter de restaurer des petits bouts retrouvés et de les remettre à neuf.

The Dalek Master Plan devait être une superproduction de l'époque : 12 épisodes (+ un épisode introductif) : des comédiens en pagaille, des voyages cosmiques, des compagnons qui meurent à la pellle, des trahistons (le personnage Mavic Chen est très bon dans son genre) le retour du Moine (voir n°2) des passages comiques, les Daleks au meilleur de leur forme. Un sérial de dingue tellement éprouvant qu'un producteur nouvellement arrivé sur la série jetera l'éponge après cet épisode. Cet épisode est à ce point révolutionnaire que le chef des effets spéciaux de Stanley Kubrick, qui bossait sur "2001 l'odyssée de l'espace" appellera le chef des effets spéciaux de Doctor Who pour savoir comment il a réalisé tel ou tel effet. C'est dire le niveau !

Et de tout ça il ne reste que 3 épisodes sur les 13, avec extraits plus ou moins longs éparpillé un peu n'importe o!. Pour le reste on doit se contenter des reconstitutions: une sorte de diaporama créé par les fans de la série à partir des photos d'époque par dessus la bande sonore de l'épisode. Et encore, cet épisode est "plutot bien" reconstitué comparé à certains autres qui sont totalement insuivables.

Cet épisode compte l'un de mes "compagnons" préféré : Sara Kingdom. Elle ne restera pas très longtemps, mais la "Emma Peel de l'espace" est un personnage qui change complètement des autres compagnons : indépendante, forte, sexy... Un potentiel totalement inexploité, hélas.

Numéro 3 :  The Tenth Planet

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tenth planet

Résumé de l'épisode: Le Docteur et ses compagnons se retrouvent sur une base artique dans les années 80, lorsqu'une planète inconnue, Mondas, apparaît. Les Cybermen arrivent. 

Ce qui est intéressant :
C'est le dernier épisode du premier Docteur. Première apparition des Cybermen.

Ce qui peut frainer : William Hartnell ne joue plus beaucoup. Les Cybermen sont... surprenant. C'est un épisode reconstitué. La place rétrograde accordée à Polly.

Mon explication : Avec le temps, William Hartnell commençait à vieillir, à oublier son texte et à ne plus être en forme du tout pour jouer le rôle. C'est ainsi que le producteur Innes Lloyd, eu l'idée, en accord avec Hartnell à le faire remplacer par un autre acteur à la fin de l'épisode. Ne voulant pas d'une "copie d'Hartnell" pour le remplacer, tous décide que le Docteur mourrirait et serait régénéré dans un acteur à la fois différent sur le plan psychologique que différent sur le plan physique. Hartnell maitrîse totalement son personnage, ce qui fait un départ assez émouvant.

Les Cybermen lui volent presque la vedette, tant Hartnell est assez peu présent. Les premiers Cybermen sont assez étranges : le visage tout blanc, une bouche s'ouvrant grand, des accents chantant, mais cela ne les en rend pas moins intéressant. Ils sont juste très différents de la version "robotisée" qui apparaîtra petit à petit dans la série.

L'histoire nous montre un huis-clos, une formule qui était assez neuve pour l'époque et qui sera utilisé de nombreuse fois durant l'ère Troughton.

Numéro 2 :  The Time Meddler

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The Time Meddler

Résumé de l'épisode: Le Docteur et ses compagnons arrivent à l'époque des vikings. Ils se retrouvent toutefois en présence d'un mystérieux moine qui semble lui aussi, voyager dans le temps.

Ce qui est intéressant :
Le Moine fou. Hartnell au meilleur de sa forme. L'humour. Le mélange historique +sf.

Ce qui peut frainer :

Mon explication : Le génial scénariste Dennis Spooner non content d'être le premier à avoir introduit de l'humour au milieu des épisodes historiques, ira plus loin : et si on mettait de l'humour + de la SF dans les épisodes historiques. Et ça donne "The Time Meddler" où l'on trouve le Docteur face à un moine voyageur dans le temps utilisant lui aussi un TARDIS. Ce qui va poser involontairement la base de la mythologie des "Time Lord". Non le Docteur n'est pas le seul à posséder un TARDIS, il y en a pas mal des comme lui et certains sont sans scrupules.

On voit que Dennis Spooner commençait à trouver ses marques et les acteurs s'en donnent à coeur joie, ce qui donne un résultat joyeux qui transparait à l'écran. 

Numéro 1 :  The Dalek Invasion of Earth

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Dalek

Résumé de l'épisode: Le Docteur et ses compagnons se retrouvent sur la Terre du futur étrangement dévastée par une guerre. Ils ne tardent pas à s'apercevoir que les Daleks ont envahi le monde. Ils décident de rejoindre la résistance.


Ce qui est intéressant :
LES DALEKS ! Episode Culte. Londres envahi. Le parrallèle avec la 2eme guerre mondiale. Le départ de Susan.

Ce qui peut frainer : Le remake de merde au cinéma.

Voilà, je vous avais dit que j'étais pas trop fan du premier épisode dans lequel apparaissait les Daleks. Et voilà que dès leur seconde apparition les Daleks tapent très forts et atteignent leur statut iconique de pire méchant de la série : ils ont conquéri la Terre, laissé les hommes en esclavages, ils sont à la fois menaçant sur le point physique (les résistants vont échouer dans les tentatives de les tuer) que sur le plan moral (ils détruisent l'unité terrienne, transforment certains humains en zombies, ont leur réseau de collabo.)

Il s'agit d'un des épisodes les plus noirs de Doctor Who. On sent que Terry Nation réutilise ses Daleks pour parler de la seconde guerre mondiale (on est en 64, elle a éclaté il y a seulement 20 ans...) de la collaboration avec  les nazis, de la résistance et offre une vision assez désabusé de l'humanité. Les résistants sont assez attachants et le fait que certains se fassent transformer amène des passages assez noirs (l'homme qui recherche son frère pour le voir transformer notamment...)

Même dans la culture britannique cet épisode est culte : Diffusé durant la période de noël la série atteindra un sommet d'audience quasiment jamais inégalé grâce aux Daleks et les petits anglais seront atteint par une "Dalekmania" semblable à la "Beatlemania" de l'époque : les ventes de produits dérivés atteindront des chiffres monstrueux et les Daleks se reproduiront sur tous les supports. Les gosses se poursuivront dans la cour en hurlant EX-TER-MI-NA-TE et une adaptation de cet épisode sera prévu au cinéma. Ne tentez pas de le voir : même s'il est en couleurs et en VF, il est globalement assez moyen et parsème le scénario d'éléments comiques qui bouffent complètement la noirceur de l'épisode.

Et le départ du Docteur, laissant Susan sur Terre est franchement poignant. Surtout quand on sait qu'il n'est pas revenu la rechercher.

Bon, en bonus :

Si ça avait été un top 15, ils auraient étés dedans :

- The Aztecs :  Un bon épisode Historique qui pose la base de "on ne change pas le temps." Et Barbara a un rôle assez développé ce qui est assez rare pour l'époque.
- The Planet of Giants :  L'idée de miniaturiser le Docteur et ses compagnons est intéressante. En plus, il est un peu écologique.
- The Ark : Bonne histoire avec une bonne idée derrière que de séparer le script en deux avec un "avant" et un "après".
- The Myth Makers :  Confrontation entre le Docteur et le mythe de Troie. Plutot bien amené.
- The Gunfighters : Malgré des balourdises et des éléments discordant, l'épisode montre quand même une revue des visages du Far West de façon assez comique. 


Le Worst 5 : Ceux que je vous conseille de zapper :
- The Web Planet : Bruyant. Il réussit à être à la fois ennuyeux et bordélique. A ne voir que si vous aimez écouter des sirènes d'ambulances pour vous détendre.
- The Smugglers :  La reconstitution est en mauvais état et l'histoire enchaine les rebondissements de pirates qui font des fourberies de manière assez lassante. Absolument pas palpitant. A ne voir que pour le lien (très lointain) avec "Mark of the Black Spot."
- The Edge of Destruction:   Si l'idée de faire un épisode dans le TARDIS n'est pas mauvaise je n'arrive pas à comprendre cet épisode : au final, pourquoi Susan veut se mutiler ? En quoi une amnésie peut rendre les gens paranos ? Tout ça pour un bouton mal enfoncé dont le TARDIS cherche à vous avertir, c'est un peu hard, non ? A ne voir que pour les fans du TARDIS.
- The Celestial Toymaker:  C'est pas que l'épisode est mauvais, les acteurs sont même plutôt bon, mais une grosse partie de cet épisode est basé sur des épreuves physiques que doivent effectuer Dodo et Steven. Or de ces épreuves ont ne voit plus rien étant donné que l'épisode a été effacé et qu'il ne reste que la bande son. Malgré toute les descriptions du monde, tout cela ne rend l'épisode que plus confus. A ne voir que si vous voulez savoir ce que doit ressentir un aveugle devant Interville.
- Galaxy 4 : Malgré la reconstitution, j'ai eu du mal à se sentir concerné par les aventures du Docteur face aux méchantes barbies de l'espace. A ne voir que si vous cherchez où se trouve "Beautiful Zelda."